Forêt amazonienne : Immersion dans le parc national de Tapajos [19-21 juillet 2012]

C’est parti pour 2 jours d’immersion dans la forêt amazonienne. Depuis quelques jours nous avons sympathisé avec plusieurs voyageurs de différents pays. Nous formons un groupe de 11 aventuriers prêts à en découdre avec la jungle. L’ambiance est au top, tout comme la météo malgré quelques passages pluvieux occasionnels.

Il faut prendre un bateau avec guide pour 3h de navigation sur le fleuve Tapajos afin d’atteindre la Forêt de Tapajos et plus précisément la communauté de Jamaraqua, composée d’une cinquantaine de personnes, appartenant toutes à la même famille. Cette communauté s’est ouverte à l’écotourisme très récemment.

Le rendez-vous avait été fixé à 8h sur le quai. Mais un malheureux évènement bouscula quelque peu nos plans.

Au réveil, Franck se cogne le crâne contre la fixation métallique de la clim’ et là, c’est le drame… Le sang coule abondamment. Avec une serviette ensanglantée sur la tête, on se rend immédiatement au centre de santé qui est situé heureusement juste en face de notre maison. Une infirmière le prend en charge immédiatement. Elle le rassure. La plaie n’est pas large mais assez profonde. Il va falloir quelques points de suture !!! Et on doit partir dans moins d’une heure dans la jungle. Franck est courageux et l’intervention se passe très vite et bien et sous anesthésie s’il vous plait ! Et l’intervention est gratuite.

Malgré cette mésaventure, nous décidons de partir quand même. Le groupe de voyageurs avec qui nous partons en trek ayant appris la nouvelle par Richard, celui-ci a eu la gentillesse de nous attendre ! Ouf !

Le guide est super sympa et installe un hamac dans le bateau. Franck va du coup dormir pendant les 3 heures de trajet. On longe la côte. Le paysage est splendide.

A mi-trajet, on a le droit à une pause sur une petite plage déserte et paradisiaque.

On arrive à destination, un minuscule village dénommé Jamaroqua dont notre guide, surnommé BATA, est le chef. Sa femme nous accueille. On apprendra qu’elle a 48 ans et 14 enfants dont le plus jeune à 1 an. On installe les hamacs gentiment prêtés par la famille sous un abri couvert de palmes.

1ère excursion : Balade en barque dans les mangroves qui sont en fait dues aux plages totalement inondées. Et oui, c’est encore la saison des hautes eaux. On atteint au bout d’une heure un pont en bois. Tout le monde s’amuse à sauter dans l’eau. Même pas peur des crocodiles et autres bestioles. Franck s’abstient de peur d’infecter sa plaie. Il s’improvise photographe en chef du groupe.

Au retour, à la tombée de la nuit, on découvre le hameau. Les enfants jouent au football. On visite l’atelier de latex du village. La communauté est spécialisée dans la récolte du latex qui n’est à la base que la sève de l’hévéas et qui permet de faire ensuite du caoutchouc. C’est en 1842 que Goodyear créa le procédé de vulcanisation qui permit d’exporter ce caoutchouc. En 1890, Dunlop brevetait les pneumatiques. Toute une histoire !

Alors que la nuit est tombée, on repart en bateau avec notre guide chasser le caiman sous un ciel magnifiquement étoilé. Nous débarquons au bout d’une demi-heure sur un banc de sable entouré de mangroves. Notre guide saute dans l’eau et disparait alors une dizaine de minutes pour réapparaitre avec 2 caimans dans ses mains : un petit et un autre plus impressionnant. Séance photo et frissons pour notre amie Angélique qui se fait mordre par le plus petit !

La nuit se passe donc à l’air libre en mode hamac. Nous sommes bercés par les bruits de la forêt et par la pluie et les éclairs assez présents.

Le lendemain matin, nous partons pour 4h de trek dans la jungle. Nous traversons d’abord la forêt secondaire pour pénétrons petit à petit dans la forêt primaire. Balade tranquille ponctuée d’arrêt nombreux pour observer la faune et la flore amazonienne. On croise entre autre un paresseux perché en haut d’un arbre, de nombreux oiseaux, des singes, des fourmis géantes, 2 mygales…

Le clou du spectacle est l’arrivée au Samaùma, un arbre au tronc gigantesque. A sa base  on peut deviner une tête d’éléphant avec sa trompe.

On revient enchantés de cette randonnée. Le temps est passé très vite. Il est déjà temps de reprendre le bateau pour rentrer à Alter do Chao où nous passons une dernière nuit. Sans le vouloir, nous sommes vendredi et c’est justement le jour où un spectacle de danse folklorique a lieu sur la place du village. On assiste alors à une succession de danses sur un rythme assez soutenu et aux costumes très colorés.

A suivre : Vue aérienne de l’Amazonie en avion en direction de Belem, situé à l’embouchure du fleuve.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :